Immobilier Paris

Crise oblige, les prix de l’immobilier ont commencé à baisser en province. Mais Paris continue de faire exception et l’explosion de la bulle immobilière, toujours annoncée, se fait attendre.

En 2011 les prix de l’immobilier ont continué d’augmenter de plus de 20%, poussés par une demande largement supérieure à la demande. Paris reste l’une des capitales les plus chères du monde, avec Londres et New York, avec un prix moyen du m2 s’élevant à 8 390 €.

Immobilier ParisPourquoi la capitale française est-elle si chère ? Car c’est une petite ville (à peine plus de 100 km2), entièrement urbanisée, donc avec peu d’opportunités de développement, et comptant peu de grandes constructions verticales (Paris est la grande capitale qui possède le moins de tours).

Dans ces conditions, il devient impossible de trouver un logement dans Paris intra-muros pour les primo accédants et pour les ménages les plus modestes. Comme le prix des loyer suit l’augmentation des prix à la vente, beaucoup de familles ne trouvent plus de logement à louer dans la capitale et se déplacent vers les communes de la petite couronne.

Les arrondissement les plus chers sont les arrondissements du centre de la capitale, bordant la Seine: 4e, 6e et 7e, avec un prix moyen du m2 supérieur à 11 000 €. Ce sont les quartiers parisiens que plébiscitent les étrangers, les provinciaux fortunés et les investisseurs. Ainsi, les étrangers représentent près de 10 % des acquéreurs, et 30 % pour le résidentiel de luxe. Le 6e arrondissement reste le plus cher de Paris (13 100 € le m2)

Dans les 1er, 2e, 3e, 5e, 8e et 16e arrondissements, les prix moyens du m2 sont compris entre 9 000 et 11 000 € .

Viennent ensuite le 9e et le 11e et les arrondissements périphériques du sud (12e, 13e, 14e et 15e) où le m2 est compris entre 7 500 et 9 000 €.

Le prix du m2 ne descend en dessous de 7 500 € que dans les quatre arrondissements du nord-est de Paris: 10e, 18e, 19e et 20e. Le 19e arrondissement est l’arrondissement le moins cher de Paris avec un prix moyen du m2 de 6 580 €.

Si les agents immobiliers annoncent une baisse des prix en 2012 en raison d’un tassement de la demande (crise économique, difficulté d’accès au crédit, limitation des mécanismes publics d’aide à l’accession à la propriété), les notaires sont plus réservés, soulignant que la pénurie de logements est telle qu’une baisse des prix n’est pas garantie.